Sur la plage, à peine sorties de l’œuf, les jeunes tortues marines se mettent en route vers la mer. Elles doivent alors veiller à ne pas se faire dévorer par les oiseaux marins, les crabes, les chiens puis les poissons. Il leur faudra environ 25 ans avant d’atteindre l’âge adulte et de pouvoir s’accoupler, et seule une tortue sur mille environ atteindra cet âge. Elles vont alors nager à nouveau sur des milliers de kilomètres pour retourner sur la plage où elles sont nées.
Il existe sept espèces de tortues marines: la tortue imbriquée, la tortue luth, la tortue à dos plat, la tortue verte, la tortue de Kemp, la tortue du Pacifique et la tortue caouanne.
Les tortues marines passent la majeure partie de leur vie en mer. La plupart d’entre elles nichent dans une région et se nourrissent dans une autre. Certaines espèces parcourent des milliers de kilomètres entre ces deux zones.
La plupart des tortues de mer se nourrissent de divers animaux marins tels que les crabes, les coquillages, les escargots de mer, les oursins, les méduses, les éponges, les poissons ou les coraux. Seule la tortue verte se nourrit principalement d’algues et d’herbes marines.
Au moment de l’éclosion, les jeunes tortues se déplacent ensemble et se dirigent toutes en même temps vers la mer. Le reste du temps, ces animaux vivent en solitaire et ne se réunissent que pour s’accoupler. Les mâles attendent les femelles dans l’eau, au large des plages, pour s’accoupler, puis ils se séparent à nouveau. Les femelles de la tortue du Pacifique et de la tortue de Kemp nichent parfois ensemble sur une même plage.
Les femelles reviennent sur le rivage tous les deux à cinq ans pour pondre leurs œufs. Elles rejoignent souvent à la nage la plage où elles sont nées. Certaines traversent ainsi des océans entiers. Dès que les petits ont éclos, ils se précipitent vers la mer. Rares sont ceux qui survivent à leur première année de vie. À ce jour, les chercheur·euses ne savent pas exactement où ni comment les jeunes tortues passent leurs premières années.
Six des sept espèces de tortues marines sont menacées.
Chaque année, environ 250’000 individus meurent en tant que prises accessoires. Cela signifie qu’elles se retrouvent accidentellement prisonnières du matériel de pêche qui ne leur est pas destiné. Elles s’empêtrent dans les filets à poissons ou restent accrochées aux hameçons des palangres. Il s’agit de lignes de pêche pouvant atteindre 100 kilomètres de long, auxquelles sont souvent fixés plusieurs milliers d’hameçons.
De plus, le tourisme les fait fuirde leurs zones de nidification sur terre. Bien que cela soit interdit, des braconnier·ères vendent encore leurs œufs et les chassent pour leur précieuse carapace.
La pollution des eaux constitue un problème supplémentaire pour elles. Chaque minute, l’équivalent d’un camion de plastique finit dans les mers. Les animaux en avalent des morceaux et peuvent en mourir.
Le WWF contribue à développer des solutions pour éviter que les animaux tels que les tortues de mer, les requins, les oiseaux marins ou les dauphins ne se retrouvent accidentellement pris dans les filets de pêche. Il s’engage également en faveur de la création de zones marines et côtières protégées et contre le commerce de l’écaille et des œufs de tortues marines.
Dans plusieurs pays, le WWF recherche des solutions pour mettre fin à la pollution plastique, en collaboration avec les entreprises, les gouvernements et les populations locales. À cette fin, il a lancé le projet «Plastic Smart Cities». Son objectif est de parvenir à une nature sans plastique d’ici 2030.











